La croissance de la population active reste très forte en France avec un gain de 1,22 million de personnes depuis 2005, essentiellement dû aux personnes de plus de 50 ans. La population en âge de travailler vieillit et son comportement d’activité évolue, en relation avec les réformes successives des retraites.

Cette croissance du nombre des actifs est un obstacle à la réduction du chômage.

L’emploi dans les secteurs marchands s’est redressé sur la période 2012-2016 avec 230 200 emplois salariés créés, alors que plus de 430 000 postes avaient été perdus entre 2007 et 2012. Le taux d’emploi en équivalent temps plein a recommencé à augmenter depuis la fin 2015. Mais notre pays n’a toujours pas retrouvé son niveau d’emploi salarié de 2007 dans le secteur privé, et n’a donc pas effacé l’impact de la récession de 2008-2009.

Le mouvement récent de création nette d’emploi s’est accompagné d’une vive croissance de l’intérim (+28,7% en 4 ans) et dans une moindre mesure des CDD (+6,9% en moyenne entre 2012 et 2015).

Enfin, le secteur non marchand a contribué à cette embellie globale de l’emploi salarié, via les emplois aidés (emplois d’avenir, notamment), qui ont augmenté de 68% de 2012 à 2016, après avoir diminué de 24,4% de 2007 à 2012. Sur un plan qualitatif, le taux de CDI dans les emplois salariés reste très majoritaire, (85,5% en 2015). Toutefois le taux de recrutement en CDD dépasse 80%, et la baisse du taux de CDI depuis 2004 indique une certaine dégradation de la situation.

Enfin, le sous-emploi, après avoir fortement augmenté de 2007 à 2012 sous l’effet du choc de 2008, a progressé à un rythme moindre.

En conclusion, en dépit des améliorations perceptibles depuis la fin 2015 la situation de l’emploi ne s‘améliorera pas de façon significative à court moyen terme en l’absence d’une meilleure croissance économique.

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